Écrivez aux prisonnier·e·s politiques

 

Jordi Cuixart et Jordi Sànchez ont dirigé les deux principales entités souverainistes de la société civile catalane. En 7 ans de manifestations, il n’y a jamais eu un seul incident violent. Cependant, le 1er octobre eut lieu en Catalogne un référendum d’autodétermination durement réprimé par l’Etat Espagnol avec une violence critiquée par les médias du monde entier.

Le 16 octobre 2018, la juge de l’Audience Nationale espagnole, Carmen Lamela décrétait la prison inconditionnelle pour Jordi Cuixart et Jordi Sànchez, accusés de sédition. Cet emprisonnement est une aberration juridique et une violation des droits de l’homme.

Deux semaines plus tard, le 2 novembre 2017, la même juge décrétait la prison inconditionnelle pour le Vice-président du gouvernement catalan, Oriol Junqueras, et pour 7 autres ministres : Carles Mundó, Jordi Turull, Josep Rull, Raül Romeva, Joaquim Forn, Dolors Bassa et Meritxell Borràs. Elle les accusait de rébellion, sédition et détournement de fonds publics, et ceci pour avoir mis les urnes le 1er octobre et, en fin de compte, avoir accompli le mandat démocratique pour lequel ils avaient été élus.

Le 4 décembre 2017, le juge Pablo Llarena, du Tribunal Suprême espagnol, rendait la liberté, sous caution de 100 000 euros, aux ministres Romeva, Rull, Turull, Mundó, Bassa et Borràs, mais maintenait en prison le Vice-président Junqueras, le ministre Forn, Jordi Cuixart et Jordi Sànchez.

Le 23 mars 2017, le juge Llarena a emprisonné à nouveau MM. Raül Romeva, Joaquim Forn, Josep Rull ainsi que Mmes Dolors Bassa et Carme Forcadell. De plus, il a lancé un mandat d’arrêt européen contre MM. Carles Puidgemont, Toni Comín, Jordi Puig et Mmes Meritxell Serret, Marta Rovira et Clara Ponsatí, qui ont dû s’exiler en Belgique, en Suïsse et en Écosse pour préserver la voix du mouvement démocratique et pacifique qu’est l’indépendantisme catalan.

Aujourd’hui, l’Etat espagnol a encore des prisonniers politiques, dont le seul délit est celui de défendre le droit à voter des leurs concitoyens. Une honte pour la démocratie, qui soulève de vives protestations partout dans le monde.

L’ANC, Òmnium Cultural, les Comintés de Défense de la République, les partis politiques souverainistes, les syndicats et d’autres entités de la société civile organisent des manifestations et des actions à travers la Catalogne.

D’autres actions internationales ont vu le jour à travers le monde pour soutenir la demande de libération des prisonniers politiques, avec différents éléments dont l’envoi de lettres d’appui directement aux Catalan·e·s en prison et la publication de messages d’appui sur les réseaux sociaux.

La Coalition québécoise de solidarité avec la Catalogne vous invite à :

  • tweeter des messages d’appui avec le hashtag #SolidariteCatalogne
  • écrire des lettres aux prisonnier·e·s politiques, pour se faire, n’oubliez d’écrire l’adresse de l’expéditeur, autrement elles ne seront pas acceptées par le service carcéraire espagnol.

Carme Forcadell Lluís
Centre Penitenciari Mas d’Enric – Mòdul de dones
Travessia Comella Moro, 15
43764 El Catllar – CATALOGNE

Dolors Bassa
Centre Penitenciari Puig de les Basses: Mòdul de dones.
Raval disseminat, 53,
17600, Figueres (Alt Empordà) – CATALOGNE

Josep Rull i Andreu
Jordi Turull Negre
Raül Romeva Rueda
Oriol Junqueras i Vies
Joaquim Forn i Chiariello
Jordi Sànchez i Picanyol
Jordi Cuixart i Navarro

Centre Penitenciari Lledoners : C-55, km 37, Mòdul 2
08250, Sant Joan de Vilatorrada (Bages) – CATALOGNE

Le mois de décembre dernier, le Cercle culturel catalan du Québec a envoyé une lettre aux quatre prisonniers politiques et M. Joaquim Forn y a répondu le 8 janvier dernier, en voici un extrait :

« Toutes les initiatives que vous organisez depuis le Québec sont très importantes pour nous, car elles permettent de faire connaitre la grave situation que nous vivons en Catalogne. Aujourd’hui, une de nos espérances est que la pression internationale puisse changer la ligne politique de répression entamée par le gouvernement espagnol.
Nous allons plutôt bien. Nous nous sentons très bien accompagnés par beaucoup de personnes qui nous aident à garder la morale sereine et ferme. […] Nous ne perdons pas l’espoir de rentrer bientôt à la maison pour pouvoir continuer à travailler pour la liberté et la démocratie. »

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